Sa Majesté Maman, de Anne B. Ragde

Autant, je vous parlais il y a peu d’un livre coup de cœur, autant aujourd’hui, je vous parle d’un livre qui ne me me restera pas en mémoire… Et pourtant c’était bien parti, n’ayant jamais lu de livre d’Anne B. Ragde, lorsque j’ai vu à la bibliothèque cette couverture délicieusement originale, je me suis dit qu’il était temps de faire la rencontre de cette auteur.

J’ai donc emprunté : « Sa Majesté Maman ».

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De quoi ça parle ?

« Sa Majesté Maman » est plutôt une autobiographie ou en tout cas se classe plus dans ce genre que dans celui du roman. En effet, l’auteur : Anne, se met en scène dans ce livre où elle va nous raconter « tout sur sa mère ». Je savais par avance dans quoi je m’engageais avec ce type d’histoire mais malgré tout, j’ai vite déchanté et pourtant je suis assez adepte des récits autobiographiques.

Anne nous raconte donc ici la vie de sa mère : Birte. Entre les lubies de sa maman, les allers et retours à l’hôpital pour lui rendre visite à la fin de sa vie, les moments croqués de sa propre enfance et de la vie de sa mère,… ce livre promettait de beaux moments mères-filles, atypiques et émouvants même si la mère en question avait l’air plutôt dure, froide et difficile d’approche à certains moments.

La mère d’Anne est d’ailleurs décrite sur la quatrième de couverture comme:

« Une femme kaléidoscope, une Majesté du quotidien, capable d’élever seule ses filles, dans le dénuement et l’adoration des belles choses, de créer un festin à partir d’un fond de frigo, de tuer pour un livre ou un tableau de Chagall… Peu encline aux tendresses, certes, mais l’inspiratrice d’une vie, la matrice d’une œuvre. Riche de cette relation patchwork, la fille fait de la mère un portrait doux-amer. Avec sa part d’ombre. Et son lot de lumière ».

Je dois dire que j’en attendais donc beaucoup….

Premier point négatif, je n’ai, mais alors pas du tout, accroché à la personnalité de la mère d’Anne. Et pourtant, les personnes toutes en nuances m’intéressent souvent et m’embarquent facilement dans leur mode de vie et leurs choix. Mais là, calme plat au départ puis rapidement énervement : je trouve la mère d’Anne capricieuse, incompréhensible, voire méchante et blessante avec sa propre fille. Certes, je savais, grâce à la quatrième de couverture, que Birte n’était pas un modèle de vertu, de gentillesse et d’empathie mais je ne m’attendais pas à ça. Car, même dans les moments évoqués comme joyeux, originaux ou remplissant Anne de fierté, sa mère m’a aussi insupporté.

Autant dire que ça partait donc mal puisque le livre se concentre sur elle.

Qu’à cela ne tienne, peut-être qu’Anne (l’auteur donc) m’accrochera plus ? Mais là aussi, fiasco total. Elle est très évanescente dans ce livre, on a du mal à la cerner, ce qui est je suppose normal puisque le récit en question se focalise surtout sur sa mère.

Et l’écriture dans tout ça ?

Deuxième point négatif (selon moi bien sûr !), l’écriture. En fait, je ne lui ai rien trouvé d’original. Elle ne coule pas spécialement, n’est pas non plus spécialement claire, riche et dynamique. Je l’ai trouvée assez plate et pour tout dire assez brouillonne quelquefois. Peut-être que l’auteur était troublée en racontant sa propre mère : ceci pourrait donc expliquer cela.

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Désolée pour la qualité des photos, mais avec ce temps digne d’un mois de novembre, la luminosité n’est pas au rdv…

Impossible également de suivre l’auteur : elle fait régulièrement des allers et retours dans le passé : proche, lointain, proche à nouveau, puis présent. Par exemple, à un moment, je ne savais plus si le voyage que l’auteur et sa mère réalisait se faisait avant l’entrée de sa mère pour la première fois à l’hôpital ou après.

Je pense d’Anne B. Ragde a voulu donner un aspect très mémoriel à son livre : je m’explique. Elle voit sa mère à un moment donné, cela lui évoque un souvenir, une situation vécue avec elle qu’elle s’empresse de nous raconter, celle-ci en entrainant ensuite une autre qu’elle nous raconte également et ainsi de suite…. J’avais déjà croisé ce processus narratif dans différents livres sans que cela me perde. Je pense que ma difficulté principale ici a été que l’auteur ne revient pas ensuite sur la situation initiale en train de se dérouler après avoir évoqué ses souvenirs.

Qu’est-ce que j’en dis ?

Après avoir tenté de faire abstraction du personnage de « maman », avoir tenté de me concentrer sur Anne, et sur l’écriture, il a bien fallu me rendre à l’évidence, ce livre n’était clairement pas fait pour moi. J’ai vraiment peiné pour arriver au bout.

Peut-être que les inconditionnels d’Anne B. Ragde y trouveront leur compte et pourront sans doute rapprocher certains moments du livre avec des aspects développés dans ses précédents romans.

De la même façon, si vous accrochez de suite avec la mère d’Anne, je pense que ce type de littérature peut vous plaire. En tout cas, pour ma part, ce fut une belle déception.

Je retenterai sans doute quand même un livre d’Anne B. Ragde, histoire d’avoir un avis plus complet sur l’auteur, mais plutôt sous la forme « roman ».

1/5

Almonds02

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