Cases blanches, de Sylvain Runberg et Olivier Martin

Encore une BD pour le moins sympathique ! Le graphisme de la bande dessinée « Cases Blanches » de Sylvain Runberg et Olivier Martin a tout de suite capté mon attention. Le sujet a également piqué ma curiosité puisqu’il se passe dans le monde de la bande dessinée.

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J’avais déjà eu l’occasion de découvrir les coulisses américaines de ce milieu à travers le roman graphique : « De mal en pis » d’Alex Robinson (la chronique est ici si vous voulez en savoir plus). Aussi, me suis-je dit, pourquoi ne pas explorer celui de l’hexagone !

De quoi ça parle ?

Issu d’une collaboration entre Olivier Martin au dessin et Sylvain Runberg au scénario, « Cases blanches » nous propose de suivre le personnage de Vincent Marbier. Vincent est le dessinateur d’un premier tome d’une bande-dessinée à succès. Depuis ce premier tome rien ne va plus, Vincent connait un long passage à vide. Pas moyen de dessiner, l’envie et l’inspiration sont parties. Il se retrouve donc face à une « case blanche ».

La rencontre avec des fans, le passage en librairie, les coups de fil de son éditeur : tout le ramène toujours à ce tome 2 qui se refuse à lui.

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Vincent arrivera-t-il à produire ce fameux tome ou sa carrière de dessinateur est-elle définitivement derrière lui ? Il faut dire que, dans le milieu, certains ont les dents longues et que son éditeur, après une longue attente de ce tome 2 qui n’arrive jamais, envisage de faire reprendre la série par un autre dessinateur

Le personnage de Vincent Marbier devient attachant de par ses égarements multiples : on le sent perdu, désorienté. Il en vient à mentir pour se sortir de situations problématiques. Le personnage principal de cette bande dessinée est chargé d’un poids qu’il n’arrive plus à porter : plus le temps passe et plus la perspective de pouvoir dessiner s’éloigne.

 Et du côté de l’écriture ?

Les couleurs de la bande dessinée varient sur le thème du brun-gris. Elle semblent parfois comme réalisée à la peinture à l’eau avec des aplats dont les nuances se mélangent pour former un effet aquarellé.

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Les cases sont bien découpées, assez classiques dans leur facture, mais claires et faciles à suivre.

Qu’est-ce que j’en dis ?

 « Cases blanches » nous fait découvrir les rouages de la BD : festivals, expositions, pression des éditeurs, nègres, droits d’auteurs… tout y passe. On se rend bien vite compte qu’il s’agit d’un monde impitoyable gouverné par l’argent, comme partout, mais surtout où les dessinateurs ont une gloire et une reconnaissance éphémère. J’aurais presque aimé que les auteurs de la bande dessinée développent encore plus à ce sujet.

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« Cases blanches » est une bande dessinée plaisante à lire, en un volume, qui vaut le détour à la fois pour l’originalité de son thème et son effet de mise en abyme : Sylvain et Olivier, les auteurs, nous transmettent-ils un message sur ce qu’ils vivent ou ont vécu à travers cet ouvrage ?

 

4/5

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